Homage to Catalonia is political journalist and novelist George Orwell's personal account of his experiences and observations in the Spanish Civil WarHomage to Catalonia is political journalist and novelist George Orwell's personal account of his experiences and observations in the Spanish Civil WarHomage to Catalonia is political journalist and novelist George Orwell's personal account of his experiences and observations in the Spanish Civil War


13 thoughts on “Homage to Catalonia

  1. says:

    George Orwell s'engagea dans les milices du POUM parti trotskyste espagnol de 1936 à 1937When I came to Spain and for some time afterwards I was not only interested in the political situation but unaware of it I knew there was a war on but I had no notion what kind of a war If you had asked me why I joined the militia I should have answered 'To fight against Facism' and if you had asked me what I was fighting for I should have answered 'Common dececeny' p 197George Orwell rejoint le POUM car c'est le parti politique correspondant d'un parti communiste britannique auprès duquel l'auteur avait exprimé sa volonté de se battre contre le fascisme en EspagneLe style humaniste de l'auteur qui va passer quelques mois sur le front en hiver et jusqu'au printemps près de Huesca décrit la guerre avec réalisme compréhension de l'homme en lutte contre lui en équipe dans le froid infesté par les poux ayant souvent faim dans l'humidité de tranchées nauséabondes L'humilité de Orwell nous rend son récit très proche Blessé au front il sera rapatrié sur Barcelone où il assistera médusé à la lutte fratricide emmenée par le parti communiste contre le POUM Emprisonnements sans procès assassinatsAlors que tous se battaient contre Franco le parti communiste s'alliait de fait à la bourgeoisie pour d'après les convictions fondées sur son expérience ne surtout pas gagner la guerre Trop d'intérêts politiques majeurs pour l'URSS auxquels tous les partis communistes officiels se soumettaient expliquent ce double jeu Un des motifs avancés par l'auteur est que l'alliance de l'URSS avec la France conduisait à respecter le protectorat français au Maroc qu'une révolution victorieuse en Espagne aurait sans doute mis à mal De plus les intérêts capitalistes notamment britanniques dans les transports en Espagne qui dans la victoire sur Franco auraient été sans doute nationalisés pesaient sur la neutralité des Britanniques et Français du Front Populaire dans le conflit et obligeant donc tactiquement celle de l'URSSSi les anarchistes avaient sauvé la révolution au début contre Franco c'est l'organisation des communistes qui permirent de structurer le combat en octobre décembre 1936 Mais la volonté de vaincre n'était pas dans les objectifs communistesLa lecture de cet ouvrage est nécessaire pour apprécier à la suite de Michéa qui l'a mis à l'honneur dans son œuvre philosophique le concept de common decency pour lequel les hommes peuvent sacrifier leur vieLatour07nb sur la common decency Dans son ouvrage La double pensée Retour sur la question libérale p157 161 Michéa précise sa définition Comment peut on traduire en français ce terme de common decency ? Le terme est habituellement traduit par celui d' honnêteté élémentaire mais le terme de décence commune me convient très bien Quand on parle de revenus indécents ou à l'inverse de conditions de vie décentes chacun comprend bien en général sauf peut être un dirigeant du Medef qu'on ne se situe pas dans le cadre d'un discours puritain ou moralisateur Or c'est bien en ce sens qu'Orwell parlait de société décente Il entendait désigner ainsi une société dans laquelle chacun aurait la possibilité de vivre honnêtement d'une activité qui ait réellement un sens humain Il est vrai que ce critère apparemment minimaliste implique déjà une réduction conséquente des inégalités matérielles En reprenant les termes de Rousseau on pourrait dire ainsi que dans une société décente nul citoyen n'est assez opulent pour pouvoir en acheter un autre et nul assez pauvre pour être contraint de se vendre Le Contrat social Livre II chapXI Une définition plus précise des écarts moralement acceptables supposerait à coup sûr une discussion assez poussée Mais d'un point de vue philosophique il n'y a là aucune difficulté de principe J'ai récemment appris par exemple qu'il existait désormais à Paris un palace réservé aux chiens et chats des riches Ces charmantes petite bêtes que vous aimez sans doute autant que moi s'y voient servir dans des conditions parfaitement surréalistes et probablement humiliantes pour les employés qui sont à leur disposition une nourriture d'un luxe incroyable Le coût de ces prestations est comme on s'en doute astronomique Eh bien je suis persuadé que dans un monde où des milliers d'êtres humains meurent chaque jour de faim et où certains dans nos sociétés occidentales ne disposent pas d'un toit pour dormir alors même qu'ils exercent un travail à temps complet la plupart des gens ordinaires s'accorderont à trouver une telle institution parfaitement indécente Et il en irait probablement de même si j'avais pris comme exemple le salaire des vedettes de football professionnel ou des stars du show biz Or pour fonder de tels jugements il est certain que nous n'avons pas besoin de théorisations métaphysiques très compliquées Une théorie minimale de la common decency suffirait amplement Dans son Essai sur le don Mauss en a d'ailleurs dégagé les conditions anthropologiques universelles le principe de toute moralité comme de toute coutume ou de tout sens de l'honneur c'est toujours observe t il de se montrer capable quand les circonstances l'exigent de donner recevoir et de rendre 1 C'est aussi le simple bon sens non ? Bien sûr Il arrive d'ailleurs un moment où les revenus des plus riches atteignent de tels sommets qu'ils finissent presque par apparaître encore plus absurdes qu'indécents Chez Orwell la common decency et le common sense c'est à dire le bon sens sont d'ailleurs intimement liés Si tant d'intellectuels parmi les plus brillants du XX° siècle ont donc cédé aussi facilement à la tentation totalitaire au point d'en perdre tout bon sens et d'écrire des textes 'hallucinants' ce n'est certainement pas parce que l'intelligence ou les outils philosophiques leur faisait défaut les intellectuels français les plus délirants ont du reste très souvent été formés à l'Ecole normale supérieure c'est presque une marque de fabrique En réalité nous dit Orwell il faut rechercher l'explication de leur folie politique dans leur manque personnel de common decency manque qui a forcément quelque chose à voir avec l'égoïsme l'immaturité et le besoin de s'imposer aux autres c'est d'ailleurs la raison pour laquelle ce genre d'intellectuel éprouve traditionnellement un mépris sans limites pour la morale commune supposée être petite bourgeoise ou judéo chrétienne Dès que quelqu'un cède au 'délire idéologique' qu'on songe au culte hystérique dont Mao l'un des plus grands criminels de l'histoire moderne a pu être l'objet on peut donc être quasiment sûr que l'on trouvera les clés de sa folie intellectuelle en observant la façon concrète dont il se comporte avec les autres dans sa propre vie quotidienne Les fanatiques et les inquisiteurs ceux que Dostoïevski appelait les possédés sont presque toujours de grands pervers Et ce sont aussi paradoxalement de grands donneurs de leçons1 Si on accepte de voir dans la morale commune moderne ou common decency une simple réappropriation individuelle des contraintes collectives du don traditionnel tel que Marcel Mauss en a dégagé les invariants anthropologiques on pourra assez facilement en définir les maximes générales savoir donner autrement dit être capable de générosité savoir recevoir autrement dit savoir accueillir un don comme un don et non comme un dû ou un droit savoir rendre autrement dit être capable de reconnaissance et de gratitudeOn pourra également déduire les fondements moraux de toute éducation véritable que ce soit dans la famille ou à l'école ils se résumeront toujours pour l'essentiel à l'idée qu'à l'enfant humain tout n'est pas dû contrairement à ce qu'il est initialement porté à croire et qu'en conséquence il est toujours nécessaire de lui enseigner sous une forme compatible avec sa dignité que le monde entier n'est pas à son service sauf bien entendu si le projet explicite des parents est de faire de leur enfant un exploiteur ou un politicien ou d'une manière plus générale un manipulateur et un tapeur Il suffirait d'ailleurs d'inverser ces principes socialistes pour obtenir automatiquement les axiomes de toute éducation libérale et notamment l'idée décisive que l'enfant doit être placé en permanence au centre de tous les processus éducatifs